Derniers films vus  (Critiques de films) posté le dimanche 22 novembre 2009 02:36




Joli film – même si j’espère que Claire Denis a su mettre sa belle sensibilité artistique, son talent à peindre la mélancolie et la chaleur humaine, au service de choses plus consistantes. Ca me donne envie de pénétrer son univers plus avant pour savoir, et c’est déjà pas mal.

Et une semaine avant:Des amis me l'avaient offert pour mon anniversaire, j'ai donc redonné une chance à:





Mes réserves de la première fois avaient beau n'être ni idiotes ni infondées... Putain, c’est quand même un beau film.

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Twilight  (Critiques de films) posté le mercredi 11 novembre 2009 17:09




Ben il y a des choses vraiment super là-dedans.

Que ce soit dans ses thématiques évidentes (l’envie de se donner entièrement à l’autre, mêlée à la peur de l’emmener dans ses zones d’ombres et de le détruire), que ce soit dans son traitement d’arrière-plan (toute la description de la vie de cette ville de province, le décor est magnifiquement utilisé), Twilight est toujours chargé, incarné, évocateur...
Moins convaincant quand il donne l’impression de remplir le cahier des charges du blockbuster (la partie consacrée aux luttes entre clans de vampire, les détails sur la mythologie, tout ça m’intéresse beaucoup moins), le film, un peu long, se rattrappe (presque) toujours par sa sincérité, son attention portée à tous les personnages, même les plus secondaires (le père, très émouvant de solitude tue et retenue, les amis du lycée, pour la plupart intéressants dans leur simplicité surfaite mais attachante).

J’ai assez envie de jeter un coup d’œil au prochain, mais deux choses me tiédissent :
-le changement de réalisateur
-l’impression assez forte que le plus intéressant de l’histoire est déjà passé (le mélange d’attirance et d’angoisse vis-à-vis l’autre – j’ai parfois un peu pensé au Boucher de Chabrol, un de mes films cultes absolus), et que ça va prendre un virage gothico-vampiresque qui risque de me gaver assez vite.

Mais bon. Le premier volet fonctionne très bien seul, comme un film indépendant.

(Tiens, marrant, au moment où j’écris ça, passe à la radio la chanson You’re the one for me de Tracy Chapman, dont les paroles semblent vraiment avoir été écrites pour cette histoire. )

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Films vus récemment...  (Critiques de films) posté le mardi 10 novembre 2009 23:22




Bonne surprise. J’ai eu un mal fou à rentrer dedans parce que ça ne cherche mais alors vraiment pas à se rendre sympathique, puis l’interprétation très intériorisée que donne Duvauchelle de ce jeune voyou si loin si proche de nous a fini par vraiment m’intéresser, voire me donner envie de réévaluer le cas Zonca.






The box - Richard Kelly

(AVEC SPOILERS)

Alors ça me gave, parce que c’est un film génialement maîtrisé dans ses effets d’ambiances et visuels, parce que la dynamique du récit est très osée et que ça fait du bien, parce que j’ai très longtemps cru tenir une entrée fracassante dans mon top 10… seulement voilà, à force de digressions métaphysiques, à force de symboles messianiques douteux, le film finit par franchement m’indifférer. Et personnellement, cette imagerie religieuse lourdingue déjà très présente dans Donnie Darko du héros qui se suicide glorieusement pour sauver les autres et racheter ses péchés , me concernant, ça va bien deux secondes, quoi...

Quelques temps avant, le 1 e novembre exactement:




Je suis partagé.

C’est un film très imposant formellement et psychologiquement, qui soulève tant de thématiques intéressantes, suggère tant de pistes à creuser ; dont chacune des scènes paraît tellement remplie d’enjeux apparents et sous-jacents que personnellement j’aurais du mal à avoir un réel avis dessus après une seule vision... c’est tout à son honneur que de demander un travail d’investissement à son spectateur, sans lui livrer ses clefs immédiatement.

Mais je me demande aussi si ce procédé ne devient pas une marque de fabrique pour Haneke, dans le sens où Le septième Continent, Caché et Code Inconnu fonctionnaient de la même manière, avec leurs questions sans réponses et leurs silences lourds de sens parfois indéchiffrables. Je ne sais pas jusqu’où la démarche est honnête ou roublarde, et jusqu’où ce cinéaste n’est pas un peu enfermé dans un système qui l’amène à toujours dénoncer l’inhumanité tapie dans nos sociétés avec cette même tendance au flou artistique et à la démonstration froide, clinique.

J’aimerais en fait éclaircir mon point de vue sur ce film en le revoyant… Quelque part, rien que cette impression, c’est positif.

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Carrie  (Critiques de films) posté le mercredi 21 octobre 2009 09:21

 





Bon, eh bien après Obsession, L'esprit de Cain et ça, il est désormais clair que j'adore De Palma. Voilà, c'est dit.


Il y a ici une manière de jouer avec la mise en scène de manière très virtuose et consciente de sa virtuosité, qui peut clairement en effet apparaître comme de la distance – sauf que s’y superposent des émotions humaines, un propos sur la mise en scène qui amène toujours le spectateur à remettre en cause ce qu’il est en train de regarder, pourquoi il le regarde, ce qu’il ressent et pourquoi il le ressent, sans jamais justement que ça n’enlève de l’émotion.


Ce qui est passionnant dans Carrie n'a rien à voir avec le gore et tout avec la réflexion du film sur la place du spectateur: on "est" du côté de Carrie, pourtant on sait que quelque chose se trame contre elle, on est curieux de savoir ce que c'est... on a un temps d'avance constamment sur elle, c'est à la fois très malaisant et c'est à la fois ce qui rend l'histoire si captivante... Le film nous met entre deux chaises (de quel côté est t-on vraiment, du côté du personnage... ou du film qui lui prépare un sale coup ?) , et use de sa théorie cinématographique pour dire des choses qui dépassent de très loin la simple théorie.

Au-delà de ça, putain, je trouve difficile de ne pas être absolument bouleversé par l'abandon total de Sissy Spacek à son personnage et à son insondable détresse. Je crois pas avoir autant souffert avec un personnage depuis des lustres. J'en ai encore les boules, vraiment. Grand film en forme de cri d'angoisse paranoïaque.

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Vu ces deux trucs moyens :  (Critiques de films) posté le mercredi 14 octobre 2009 19:46






C’est pas mal. Le côté faux polar est amusant et original : l’introduction est celle d’un polar, le développement celui d’un polar, puis au moment où ça pourrait vraiment devenir un polar, finalement non.
Les personnages sont bien dessinés, la description de la vie provinciale sonne très juste. Mais la mise en image est assez plan-plan, Gabin fait du Gabin, quant aux répliques chocs de Michel Audiard, elles font sourire mais cassent un peu l’émotion. Un film moyen plus, qui donne d’avantage envie de lire du Simenon que de creuser la filmo de Grangier.






Un drôle de paroissien – Jean-Pierre Mocky

Très léger, dans le bon sens du terme comme le plus mauvais. Bourvil est génial, y a deux/trois séquences très drôles, mais ça reste un petit délire très anecdotique, assez épuisant sur la longueur, j’ai connu Mocky bander beaucoup plus fort.

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