
Il y a quelque chose qui me touche vraiment dans le cinéma de
Guiraudie, avec ses personnages vieux et patauds mais très
érotisés, ses seconds rôles terroirs délirants. Ce film là est
impeccablement mis en scène, à nouveau plein de verve joviale, de
dialogues hilarants lourds de douleur existentielle, d’hyper
sensibilité camouflée sous une distance nonchalante de
façade.
Je préfère malgré tout assez clairement Le roi de
l’évasion, plus cohérent et profond dans ses
thématiques. Ce vieux rêve qui bouge me semble hésiter
entre deux directions, c’est à la fois un croquis social
d’une page qui se tourne façon 24 city, et une
chronique libertine et grivoise sur l’homosexualité, que
certains ici assument beaucoup, un peu ou pas du tout. La très
courte durée confirme cette sensation d’inachèvement, on
aurait aimé que le film prenne bien plus son temps pour développer
tout ça. Quoi qu’il en soit, les fermetures d’usine
donnent décidément des films intéressants. ![]()
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