Une sorte de bidonville, au Japon. Les habitants sont tous à leur
manière des marginaux, tristes ou gais, poètes, alcooliques,
petites frappes violentes ou honnêtes gens.
Belle curiosité que ce film choral (l’un des tous premiers de
l’histoire du cinéma ?), où il ne se passe pas grand-chose,
mais où via une impressionnante mise en scène tout en couleurs
éclatantes, Kurosawa réussit à nous captiver par son seul regard,
qui mêle à l’empathie une certaine distance ironique,
annonçant les styles de Kaurismaki ou Jarmusch.
Après, j’en emporte pas grand-chose si ce n’est
l’envie de creuser un peu plus la filmo d’un cinéaste
dont j’avais sans doute jugé un peu vite ne pas avoir
d’affinités avec lui (c’est ma deuxième bonne surprise
après Rashomon).
Very bad trip – Todd Phillips
Suite aux relatives bonnes surprises de Sans Sarah rien ne
va et Funny people, je me disais pourquoi pas, mais
là non, c’est vraiment pas ma came.
Desperate hours – Michael Cimino
Un peu de mal à comprendre qu’il soit si mal-aimé dans la
filmo de son auteur, pour moi c’est bien du Cimino, aucun
problème, avec cette manière de "filmer les hommes comme des
montagnes et les montagnes comme des hommes", comme disait je sais
plus quel critique.
N’ayant pas vu l’original de Wyler, je ne peux faire de
comparaison, mais j’ai été embarqué dedans de la première à
la dernière seconde, j’ai trouvé les personnages absolument
tous génialement campés, les principaux comme les secondaires, et
dans son genre, à chaud, je suis pas loin de trouver ce film
parfait.