ATTENTION SPOILERS IMPORTANTS
ATTENTION SPOILERS IMPORTANTS
ATTENTION SPOILERS IMPORTANTS
ATTENTION SPOILERS IMPORTANTS
Alors:
Côté fond, désolé mais je refuse de penser qu'un film - Spoiler : où un personnage découvre un secret d'Etat en trois clics sur google dans une chambre d'hôtel miteuse - soit pertinent par ce qu'il raconte. J'imagine donc que c'est la manière de raconter qui présente un intérêt.
Côté forme, donc. Si on définit une bonne mise en scène par de beaux plans bien cadrés et composés, bien agencés entre eux via un montage fluide, convoquant tout un patrimoine cinématographique, à la rigueur, OK.
Si on définit une bonne mise en scène par la capacité de donner une ampleur, une vie et une force à ce qu'on représente, là non, plus du tout d'accord. Le film m'a paru totalement à l'image de son interprète principal: d'un lisse et d'un inexpressif confinant vraiment à l'anecdotique. Pour moi, chez les comédiens, il n'y en a qu'un seul qui s'en sort: Brosnan. Là, je vois quelque chose, un personnage, un mélange de puissance et de fragilité, d'assurance et de dépendance... Pas de bol, on le voit un peu au début, puis il disparaît, avant de revenir un peu, et de re-disparaître
A cet effet, de nombreux défenseurs du film disent qu'il encore plus passionnant par ce qu'il ne montre pas que par ce qu'il montre. Ben oui, mais le problème est là pour moi. On devine plein de non-dits dans les relations entre les personnages, plein de secrets, de zones d'ombre, mais non, jamais le film ne va s'y aventurer, il va rester dans la paperasse, les conversations de salon. Je pense même que ça se termine là où ça aurait pu commencer: - Spoiler : cette idée d'un homme politique manipulé par sa femme à la CIA, la relation coeur/pouvoir, c'est passionnant ! Mais non, McGregor trouve le secret, se fait buter et on en reste là... -
Alors oui, la mise en scène en adéquation avec le thème des faux
semblants (argument qu'on nous sort un peu trop souvent pour
justifier tout et n'importe quoi, je trouve, personnellement), oui,
la relecture de La mort aux trousses, oui le lien entre le
récit et l'histoire personnelle de Polanski, oui le côté fiction
qui annonce la réalité... Oui, d'accord. Mais si l'émotion n'est
pas là, tout ça, je m'en tape. ![]()
Je concluerais bien par le classique "mais je suis peut-être
passé à côté, une seconde vision me ferait peut-être changer
d'avis", tout ça tout ça - le souci est que je connais quand même
ce réalisateur et que je sais assez vite faire la différence entre
un film de lui que je trouve majeur ou mineur - je classe celui-là
clairement dans la seconde catégorie. ![]()









