C’est l’histoire d’un petit con handicapé social
qui voulait pousser les poncifs débiles de l’adolescence
jusqu’à un art de vivre. Je vois difficilement qui pourra le
détrôner tant ça m’a bouleversé, parlé et touché
profondément, pour diverses raisons.
Entre les
murs
Le prisme de l’univers éducatif, pour évoquer de manière
générale la transmission, le devoir, la recherche de place dans la
société. Deux heures de pure vie à l’écran, stimulantes à
tous les points de vue.
Phénomènes
La jeune fille de l’eau m’avait déçu, Shyamalan revient
en grande forme avec ce film aussi chaotique, déstructuré et
tortueux que son sujet l’exige, jouant sur tous les degrés en
même temps, maîtrisant à la perfection tous ses effets sur le
spectateur.
Mirrors
En ce qui me concerne, c’est vraiment de la très très bonne
série B, humble, efficace, mise en scène avec talent ; je ne
comprends pas le mépris qui l’a accueilli.
L’échange
Beau et grand film sur la résistance, au sens le plus large du
terme, dont le propos, au-delà d’ une opposition manichéenne
individu/institutions, pose une obsédante question: nous,
spectateurs, qui formons la société, dans quel camp nous
trouvons-nous réellement ?...
J’aime ce film pour autant de bonnes raisons (efficacité du
récit, intéressant point de vue sur l’enfance perturbée) que
de mauvaises (tendresse pour la fille Lynch mal-aimée, le côté «
vilain petit canard » de l’ensemble), mais je
l’aime.
Tonnerre sous les
tropiques
Pas une réussite artistique éblouissante, je crois qu’on est
tous d’accord là-dessus, mais ça m’a bien fait marrer,
et c’est pas non plus si con que ça.
W. L’improbable
président
Dommage que Stone ne filme plus avec ses tripes, mais les biopics
qui ont réussi à m’intéresser comme celui-là se comptent sur
les doigts d’une main.
Sans Sarah rien ne
va
Vraiment supérieur aux précédents films de cette bande, ça reste un
peu inégal et sans grand génie, mais on sort enfin à mon humble
avis du schéma « déconnade calibrée pour
trentenaires-geeks-sensibles-et-pas-cons » pour laisser
complètement parler le cœur.
Pour
elle
Peut-être pas le polar sombre sur fonds d’amour fou que ça
pourrait être, peut-être juste un bon thriller efficace et bien
tenu, mais le film réussit avec les honneurs quasiment tout ce
qu’il tente modestement, et c’est déjà vraiment pas
mal.
Diary of the
dead
On a sans doute connu Romero plus en forme… mais j’aime
ces papys qui conservent intacts leur talent, leur mordant, leur
envie d’en découdre, leur curiosité sur le monde
d’aujourd’hui.
Vicky Cristina
Barcelona
Film qui m’a flanqué une belle gifle à proprement parler,
dans le sens où il n’a pas été très agréable à recevoir mais
m’a vraiment remis quelques idées en place.
Je suis pas toujours client de films romantiques en général, mais
là y a un côté bluesy et mélancolique qui m’a assez plu.
Beaux personnages, bien dessinés.
Chambre 1408
Pas compris là non plus le mépris réservé à cette petite série B
plutôt efficace, c’est très loin d’être sans défauts
mais ça flanque bien la pétoche et se suit avec un certain
plaisir.
L’homme de
Londres
Beau à regarder, puissant esthétiquement. J’ai quand même eu
plusieurs décrochages, et je ne peux pas dire que ça m’ait
apporté grand-chose. Mais content de l’avoir vu.
Film indéfendable sur le fond, mais je n’allais pas très bien
(euphémisme) quand je l’ai vu, et l’ambiance dépressive
m’a happé, le jeu d’Auteuil impressionné.
Vinyan
C’est pas mal, mais ça manque d’ambition. Et enchaîner
sur un film pas mal mais qui manque d’ambition après
Calvaire, ça la fout mal, quand même.
Be happy
Je l’aurais bien classé plus haut, mais vraiment, la fin, et
l’éclairage qu’elle jette sur le reste du film, a du
mal à passer.
L’été
indien
Film passé complètement inaperçu. Ca m’a mis par moments très
mal à l’aise, ça m’a aussi beaucoup ému à d'autres.
Mais je n’apprécie pas tous les moyens utilisés par le
réalisateur pour arriver à ce résultat.
Two lovers
Gray parvient enfin à raconter quelque chose d’intéressant, à
faire vivre des enjeux et des situations sur pellicule. Si
j’arrivais à voir son personnage comme le héros Cornélien
qu’il cherche à nous montrer, j’aurais sans doute été
bouleversé comme la plupart, en attendant cette approche m’a
une nouvelle fois vraiment laissé sur le côté.
Appaloosa
On passe plutôt un bon moment mais ç’a quand même vraiment
ses limites, en ce qui me concerne.
Valse avec
Bachir
Une psychanalyse sur grand écran. Le problème c’est
qu’une psychanalyse c’est très très bavard, et fait en
général surtout sens pour celui qui la pratique. J’apprécie
quand même le geste artistique.
Coluche
Je m’attendais à un film fait avec passion mais sans grand
intérêt, en fait c’est assez riche dans le fond mais exécuté
très poussivement. Je ne m’étais donc pas vraiment trompé
finalement: c’est bel et bien moyen.
There will be
blood
Y a des choses mais je préfère de très loin Punch-Drunk love.
Ca a commencé par vraiment me captiver, puis je m’en suis
lentement mais sûrement désintéressé, à la dernière demi-heure je
luttais pour ne pas m’endormir.
No country for old
men
Pas grand chose à en dire, ça ne m’a simplement pas beaucoup
intéressé. Je serais quand même curieux de voir ce que ça donne à
la re-vision.
Eden
Lake
Dans le genre éprouvant, ça fonctionne, et pas qu’à moitié,
mais j’espère me tromper sur les intentions du réalisateur,
qui ne m’apparaissent pour le moins pas très claires.
REC
Je dois vraiment pas être normal, j’ai vraiment balisé devant
Mirrors, et devant ça, je ne me suis pas fait chier, mais pas très
loin non plus.
Ca commençait plutôt bien, en plus, avant de devenir ce gros nanar
mystique complètement torché. Pauvre Kasso, il pourrait vraiment me
faire de la peine s’il n’était pas aussi fat et
arrogant.
L’orphelinat
C’est pas nul, mais j’ai vraiment l’impression
d’avoir déjà vu ça 200 fois en bien mieux.
Cloverfield
Dans l’ensemble je n’y ai pas cru du tout, et
j’ai même eu parfois la désagréable impression de me faire
prendre pour un abruti. Il aurait pu se retrouver plus en bas, mais
dans les 20 dernières minutes j’ai réussi à marcher un peu,
en y mettant de la bonne volonté.
John
Rambo
J’ai trouvé ça inutile et cousu de fil blanc, j’ai
cherché en vain un élément sur lequel focaliser mon intérêt, sans
jamais trouver.
C’est lourd, ce genre de films qui donnent raison à ceux qui
disent que le cinéma d’auteur n’a rien à dire ou à
montrer, se résume à de la branlette intello. Et voir Juliette
Binoche si mal employée finit de me flanquer le bourdon.
Le premier jour du reste
de ta vie
Pour moi, pas un plan ou un dialogue à sauver de cette ahurissante
suite de clichés débiles filmés comme une pub pour une compagnie
d’assurance. Perso, c’est devant ce genre de trucs que
je me mets à redouter la mort du cinéma, moi.
Julia
Je ne sais plus qui a dit : « le vide absolu n’existe pas »,
mais il n’avait sans doute pas dû voir ce film.