Bilan par années

Bilan 2008  (Bilan par années) posté le jeudi 25 décembre 2008 13:50

L’année 2008 au cinéma by… moi

Into the wild

C’est l’histoire d’un petit con handicapé social qui voulait pousser les poncifs débiles de l’adolescence jusqu’à un art de vivre. Je vois difficilement qui pourra le détrôner tant ça m’a bouleversé, parlé et touché profondément, pour diverses raisons.

Entre les murs

Le prisme de l’univers éducatif, pour évoquer de manière générale la transmission, le devoir, la recherche de place dans la société. Deux heures de pure vie à l’écran, stimulantes à tous les points de vue.

Phénomènes

La jeune fille de l’eau m’avait déçu, Shyamalan revient en grande forme avec ce film aussi chaotique, déstructuré et tortueux que son sujet l’exige, jouant sur tous les degrés en même temps, maîtrisant à la perfection tous ses effets sur le spectateur.

Mirrors

En ce qui me concerne, c’est vraiment de la très très bonne série B, humble, efficace, mise en scène avec talent ; je ne comprends pas le mépris qui l’a accueilli.

L’échange

Beau et grand film sur la résistance, au sens le plus large du terme, dont le propos, au-delà d’ une opposition manichéenne individu/institutions, pose une obsédante question: nous, spectateurs, qui formons la société, dans quel camp nous trouvons-nous réellement ?...

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Surveillance

J’aime ce film pour autant de bonnes raisons (efficacité du récit, intéressant point de vue sur l’enfance perturbée) que de mauvaises (tendresse pour la fille Lynch mal-aimée, le côté « vilain petit canard » de l’ensemble), mais je l’aime.

Tonnerre sous les tropiques

Pas une réussite artistique éblouissante, je crois qu’on est tous d’accord là-dessus, mais ça m’a bien fait marrer, et c’est pas non plus si con que ça.

W. L’improbable président

Dommage que Stone ne filme plus avec ses tripes, mais les biopics qui ont réussi à m’intéresser comme celui-là se comptent sur les doigts d’une main.

Sans Sarah rien ne va

Vraiment supérieur aux précédents films de cette bande, ça reste un peu inégal et sans grand génie, mais on sort enfin à mon humble avis du schéma « déconnade calibrée pour trentenaires-geeks-sensibles-et-pas-cons » pour laisser complètement parler le cœur.

Pour elle

Peut-être pas le polar sombre sur fonds d’amour fou que ça pourrait être, peut-être juste un bon thriller efficace et bien tenu, mais le film réussit avec les honneurs quasiment tout ce qu’il tente modestement, et c’est déjà vraiment pas mal.

Diary of the dead

On a sans doute connu Romero plus en forme… mais j’aime ces papys qui conservent intacts leur talent, leur mordant, leur envie d’en découdre, leur curiosité sur le monde d’aujourd’hui.

Vicky Cristina Barcelona

Film qui m’a flanqué une belle gifle à proprement parler, dans le sens où il n’a pas été très agréable à recevoir mais m’a vraiment remis quelques idées en place.

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Moscow, Belgium

Je suis pas toujours client de films romantiques en général, mais là y a un côté bluesy et mélancolique qui m’a assez plu. Beaux personnages, bien dessinés.

Chambre 1408

Pas compris là non plus le mépris réservé à cette petite série B plutôt efficace, c’est très loin d’être sans défauts mais ça flanque bien la pétoche et se suit avec un certain plaisir.

L’homme de Londres

Beau à regarder, puissant esthétiquement. J’ai quand même eu plusieurs décrochages, et je ne peux pas dire que ça m’ait apporté grand-chose. Mais content de l’avoir vu.

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MR73

Film indéfendable sur le fond, mais je n’allais pas très bien (euphémisme) quand je l’ai vu, et l’ambiance dépressive m’a happé, le jeu d’Auteuil impressionné.

Vinyan

C’est pas mal, mais ça manque d’ambition. Et enchaîner sur un film pas mal mais qui manque d’ambition après Calvaire, ça la fout mal, quand même.

Be happy

Je l’aurais bien classé plus haut, mais vraiment, la fin, et l’éclairage qu’elle jette sur le reste du film, a du mal à passer.

L’été indien

Film passé complètement inaperçu. Ca m’a mis par moments très mal à l’aise, ça m’a aussi beaucoup ému à d'autres. Mais je n’apprécie pas tous les moyens utilisés par le réalisateur pour arriver à ce résultat.

Two lovers

Gray parvient enfin à raconter quelque chose d’intéressant, à faire vivre des enjeux et des situations sur pellicule. Si j’arrivais à voir son personnage comme le héros Cornélien qu’il cherche à nous montrer, j’aurais sans doute été bouleversé comme la plupart, en attendant cette approche m’a une nouvelle fois vraiment laissé sur le côté.

Appaloosa

On passe plutôt un bon moment mais ç’a quand même vraiment ses limites, en ce qui me concerne.

Valse avec Bachir

Une psychanalyse sur grand écran. Le problème c’est qu’une psychanalyse c’est très très bavard, et fait en général surtout sens pour celui qui la pratique. J’apprécie quand même le geste artistique.

Coluche

Je m’attendais à un film fait avec passion mais sans grand intérêt, en fait c’est assez riche dans le fond mais exécuté très poussivement. Je ne m’étais donc pas vraiment trompé finalement: c’est bel et bien moyen.

There will be blood

Y a des choses mais je préfère de très loin Punch-Drunk love.

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The dark knight

Ca a commencé par vraiment me captiver, puis je m’en suis lentement mais sûrement désintéressé, à la dernière demi-heure je luttais pour ne pas m’endormir.

No country for old men

Pas grand chose à en dire, ça ne m’a simplement pas beaucoup intéressé. Je serais quand même curieux de voir ce que ça donne à la re-vision.

Eden Lake

Dans le genre éprouvant, ça fonctionne, et pas qu’à moitié, mais j’espère me tromper sur les intentions du réalisateur, qui ne m’apparaissent pour le moins pas très claires.

REC

Je dois vraiment pas être normal, j’ai vraiment balisé devant Mirrors, et devant ça, je ne me suis pas fait chier, mais pas très loin non plus.


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Babylon AD

Ca commençait plutôt bien, en plus, avant de devenir ce gros nanar mystique complètement torché. Pauvre Kasso, il pourrait vraiment me faire de la peine s’il n’était pas aussi fat et arrogant.

L’orphelinat

C’est pas nul, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir déjà vu ça 200 fois en bien mieux.

Cloverfield

Dans l’ensemble je n’y ai pas cru du tout, et j’ai même eu parfois la désagréable impression de me faire prendre pour un abruti. Il aurait pu se retrouver plus en bas, mais dans les 20 dernières minutes j’ai réussi à marcher un peu, en y mettant de la bonne volonté.

John Rambo

J’ai trouvé ça inutile et cousu de fil blanc, j’ai cherché en vain un élément sur lequel focaliser mon intérêt, sans jamais trouver.

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Le voyage du ballon rouge

C’est lourd, ce genre de films qui donnent raison à ceux qui disent que le cinéma d’auteur n’a rien à dire ou à montrer, se résume à de la branlette intello. Et voir Juliette Binoche si mal employée finit de me flanquer le bourdon.

Le premier jour du reste de ta vie

Pour moi, pas un plan ou un dialogue à sauver de cette ahurissante suite de clichés débiles filmés comme une pub pour une compagnie d’assurance. Perso, c’est devant ce genre de trucs que je me mets à redouter la mort du cinéma, moi.

Julia

Je ne sais plus qui a dit : « le vide absolu n’existe pas », mais il n’avait sans doute pas dû voir ce film.

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