Réflexions/Sentiments/Souvenirs sur le cinéma...

Les séances de cinéma qui m'ont le plus marqué...  (Réflexions/Sentiments/Souvenirs sur le cinéma...) posté le samedi 25 juillet 2009 16:12

Avec quelques amis cinéphiles nous nous sommes amusés à nous souvenir des séances ciné ayant marqué notre vie, que ce soit pour le film lui-même ou les circonstances dans lesquels on l'a vu... Pour ma part, voici ce que ça a donné:

Top des séances ciné ayant marqué votre enfance, (avant 12 ans) :

Les compères - Veber (1983)

Toute première séance ciné, si je ne m'abuse. Me rappelle de rien du tout, par contre.

Robin des Bois - Disney  (1984)

Bon, j'étais vraiment tout môme, mais l'incendie final m'avait super impressionné, c'était horrible.

Arizona Junior - Frères Coen (1987)

Pareil, j'étais tout tout minot. Le motard barbu m'avait trop fait flipper, on avait dû sortir de la salle. Pourtant on avait demandé à l'ouvreuse si c'était visible par un gamin, elle avait dit "oui pas de problème"

Le grand bleu - Besson (1988)

Séance qui m'avait énormément impressionné, et a engendré chez moi une certaine fascination pour la mer en général et sa représentation au cinéma en particulier.

Qui veut la peau de Roger Rabbit - Zemeckis (1988)

Premier kif énorme au cinoche.

Indiana Jones et la dernière croisade - Spielberg (1989)

Deuxième kif énorme au cinoche.

 

Top des séances ciné qui ont le plus marqué votre adolescence (12 à 18 ans)

Terminator 2, le jugement dernier - Cameron (1991)

Première séance seul au ciné sans adulte, avec un pote. Déjà ça, ça s'oublie pas (enfin moi, c'est le genre de trucs que j'oublie pas ) puis bon, le film a aussi marqué mon entrée dans l'adolescence, l'affection pour le cinéma d'action, pour le métal avec la découverte des Guns'N'Roses...

Pulp Fiction - Tarantino (1994)

Je voulais voir Reservoir dogs déjà à l'époque mais j'étais trop jeune. Quand j'ai vu que celui-ci avait eu la Palme d'or et qu'en plus j'avais l'âge requis pour le voir, il est devenu un très gros fantasme. Quand je l'ai vu, le film s'est avéré à la hauteur du fantasme.

Usual suspects - Singer (1995)

La cérémonie - Chabrol (1995)

Vu les deux le même jour. Le Singer est le premier film que je suis allé voir seul, sans ma famille, sans potes, sans personne.

Le soir même, on était donc allé avec toute la famille voir le Chabrol, on s'attendait à un petit polar léger et divertissant, je vous laisse imaginer notre surprise .

Moi je m'étais pris une bonne baffe, mais alors ma soeur, âgée de 12 ans, je vous raconte pas... On s'y était tous mis pour la calmer tellement ça l'avait secoué, elle était en larmes (et ça peut évidemment se comprendre)...

Smoke - Wang (1996)

Trainspotting - Boyle (1996)

Année de Première pas très marrante, j'allais assez mal comme on peut aller mal à l'adolescence... Ces deux films font partie des bons souvenirs de cette période, le premier m'avait vraiment fait un bien fou par sa chaleur, son humanité (je l'ai revu ensuite, j'avais moins aimé), le deuxième par son énergie, son humour, sa brit-pop euphorisante, sa vision de mecs prêts à n'importe quels excès pour tromper leur ennui (pas revu depuis par contre).

 

Top des séances ciné qui ont marqué votre vie d'adulte (18 ans et plus).

Rosetta - Dardenne (1999)

Vu à la seule période de ma vie où je m’intéressais moins au ciné, ce film est venu me rappeler qu’une séance pouvait me clouer sur place et me fermer ma gueule pendant des heures.

Apparences - Zemeckis (2000)

Première chope au ciné, voilà, ça s’oublie pas. J’avais évidemment absolument rien capté du coup, mais je l’ai revu en DVD quelques années plus tard et je l’ai adoré.

Incassable - Shyamalan (2000)

Ca va peut-être en étonner certains mais j’ai été mis extrêmement mal à l’aise par cette séance, je me suis pris vraiment en pleine tronche le mal-être du personnage de Samuel L. Jackson, sa détresse, sa haine du monde qui en découle, le violent sentiment de trahison que ressent Bruce Willis à la fin, cette manière dont il tombe de très haut au moment même où il vient de trouver un sens à sa vie. Il m’a vraiment fallu digérer le film pour l’aimer.

La vérité si je mens 2 - Gilou (2001)

Encore une séance qui m’a complètement remonté à un moment où j’allais très mal, du coup j’adore revoir le film pour ça.

Mulholland drive - Lynch (2001)

Mystic River - Eastwood ( 2003)

Dans les deux cas, j’avais le pressentiment que je pouvais me prendre une claque géante, vivre une des grandes séances de mon existence, de celles qui vraiment marquent une vie de cinéphile, et ça n’a pas loupé.

Innocence - Hadzihalilovic (2005)

L’impression si rare de ressentir la puissance de l’image comme lorsque j’étais enfant, son pouvoir de fascination et de malaise, d’apaisement et d’enveloppement, d’angoisse et de suggestion. Ce n’est pas si étonnant d’ailleurs, car les ressentis de l’enfance sont au cœur du film, il les aborde avec un talent sidérant et sans aucun tabou – je ne dirai pas avec des couilles magistrales, le style est beaucoup trop féminin pour ça, mais l’esprit est là.

Pas eu d’expérience similaire au cinoche depuis – et c’était en janvier 2005. Soit c’est moi qui devient blasé, soit faut se bouger un peu le cul, les mecs.

J’adorerais que Lucile reprenne sa caméra au plus vite, je le lui ai dit quand je l’ai croisée au festival de Cannes (très grand moment pour moi, même si ça n’a duré que quelques secondes), elle m’avait répondu, l’air un peu désabusée : « j’aimerais bien moi aussi… ».

lien permanent